EAU CHAUDE SOLAIRE · RÉSIDENTIEL COLLECTIF ET TERTIAIRE
Chauffe-eau solaire collectif : préparez votre projet et vos aides CEE
Résidences seniors, bailleurs, hôtels, campings et établissements de santé : étudiez une production d’eau chaude adaptée à vos besoins.
LE PRINCIPE
Le soleil contribue à chauffer votre eau
Les capteurs solaires thermiques récupèrent la chaleur du rayonnement solaire pour contribuer à la production d’eau chaude sanitaire. Un stockage et une régulation adaptés permettent d’articuler cette production avec les besoins du bâtiment.
Un appoint complète la production lorsque le soleil ne suffit pas. L’étude porte sur l’ensemble de l’installation : capteurs, stockage, distribution et équipement d’appoint.
UNE ÉNERGIE LOCALE POUR UN BESOIN QUOTIDIEN
Faire du soleil un levier durable de réduction des charges
Dans une résidence ou un établissement accueillant du public, l’eau chaude est utilisée jour après jour. Le solaire thermique permet de couvrir une partie de ce besoin avec une énergie renouvelable disponible sur place, tout en conservant un appoint pour assurer la continuité du service.
Réduire les achats d’énergie
Chaque kilowattheure solaire utile remplace une partie de la chaleur habituellement produite par l’appoint. Le gain dépend de l’énergie remplacée, de son prix et du fonctionnement de l’installation.
Mieux maîtriser les charges
La part solaire diminue l’exposition aux variations du prix de l’énergie achetée. Pour les bailleurs et gestionnaires, le projet vise une baisse durable du poste eau chaude, avec un entretien et un suivi de production prévus dès le départ.
Valoriser votre bâtiment
Une toiture adaptée peut accueillir une production de chaleur renouvelable au service des occupants. Le projet s’inscrit dans une démarche de modernisation des équipements et de réduction des consommations fossiles.
ENSOLEILLEMENT ET USAGES
Dans le Sud, un potentiel solaire particulièrement intéressant
À installation et usages comparables, un ensoleillement plus élevé peut augmenter la chaleur solaire récupérée. Dans le sud de la France, ce potentiel mérite une attention particulière : l’eau chaude reste nécessaire même lorsque les besoins de chauffage des locaux sont faibles.
Sa part dans la facture thermique peut alors devenir plus importante. Agir sur l’eau chaude peut donc avoir un effet très visible sur les charges. Cette part varie toutefois selon l’établissement : elle doit être établie à partir de ses consommations, plutôt qu’à partir d’un pourcentage unique.
Hôtels et campings : profiter de la saison
Lorsque la fréquentation et les besoins en douches augmentent pendant les mois ensoleillés, la production solaire peut coïncider avec les usages. L’étude doit aussi prendre en compte les périodes de fermeture et éviter une production excessive lorsque les besoins baissent.
Résidences et établissements de santé : des besoins réguliers
Une consommation d’eau chaude répartie sur l’année aide à valoriser la production disponible. Stockage, appoint, régulation et exigences sanitaires sont étudiés ensemble pour préserver le service aux occupants.
Le solaire peut également être pertinent dans le Nord : le dimensionnement tient compte du climat local, de l’orientation, des ombrages et des besoins réels. Un fort ensoleillement ne garantit pas, à lui seul, un meilleur retour sur investissement.
Pour approfondir : les repères de l’ADEME sur l’eau chaude solaire et le guide du solaire thermique collectif.
Une solution à étudier selon votre bâtiment
RÉSIDENTIEL COLLECTIF · BAR-TH-102
Résidences seniors et parc de logements
Bailleurs sociaux ou privés et gestionnaires de résidences seniors : le solaire collectif peut être étudié pour les appartements existants en France métropolitaine.
Le classement du bâtiment et l’organisation de la production d’eau chaude déterminent le cadre applicable.
TERTIAIRE · BAT-TH-111
Hébergement, santé et autres établissements
Hôtels, campings, EHPAD, cliniques, hôpitaux et autres bâtiments tertiaires : le projet s’étudie selon vos usages et la situation de vos bâtiments existants en France métropolitaine.
Dimensionner à partir de vos besoins réels
Vos consommations
Volumes d’eau chaude, températures, factures, nombre de logements ou de chambres et variations d’occupation.
Votre bâtiment
Surface disponible, orientation, ombrages, accès, structure de la toiture et contraintes d’implantation.
Votre installation
État du réseau, stockage, bouclage, appoint, régulation et conditions d’exploitation et d’entretien.
Le but est de retenir une installation cohérente avec les besoins au fil de l’année. La plus grande surface de capteurs n’est pas nécessairement la meilleure solution.
Quelles aides CEE pour le solaire collectif ?
Deux fiches distinguent le résidentiel collectif et le tertiaire. Elles prévoient notamment une installation par un professionnel, des capteurs certifiés CSTBat ou Solar Keymark, ou équivalents, et un dimensionnement par un bureau d’études. Les capteurs hybrides sont exclus.
Les justificatifs doivent permettre d’identifier l’équipement et la surface des capteurs. L’étude précise les besoins annuels, la couverture solaire et la production utile.
BAR-TH-102
Chauffe-eau solaire collectif dans les appartements existants en France métropolitaine.
BAT-TH-111
Chauffe-eau solaire collectif dans les bâtiments tertiaires existants en France métropolitaine.
Le montant de votre prime en euros dépend de votre projet et de l’offre CEE. Faites examiner le dossier et les démarches à respecter avant de signer votre devis.
CAS PRATIQUE · RÉSIDENTIEL COLLECTIF
Une étude pour une résidence de 400 logements
Ce cas anonymisé illustre un programme combinant isolation du réseau, équipements économes en eau et solaire thermique. Il s’agit d’un scénario étudié, et non d’un résultat mesuré après travaux.
LA SITUATION DE DÉPART
Une production d’eau chaude assurée au gaz
La résidence compte 400 logements. La consommation annuelle de gaz retenue dans le bilan est de 1 344 000 kWh, soit une dépense énergétique de 212 352 € par an, au tarif utilisé dans l’étude.
LE PROGRAMME ÉTUDIÉ
Réduire les besoins, puis mobiliser le soleil
Isoler le réseau
Isolation de 600 mètres de boucle d’eau chaude sanitaire : une économie estimée de 79 000 kWh de gaz par an.
Réduire les débits d’eau
Installation de douchettes et mousseurs économes dans les logements : une économie estimée de 131 000 kWh de gaz par an, à laquelle s’ajoute la baisse de la facture d’eau.
Produire de l’eau chaude solaire
La production solaire permettrait d’éviter 741 000 kWh de gaz par an, soit environ 65 % des besoins restants après les deux premières actions. L’appoint gaz est conservé.
Avant et après travaux : les consommations estimées
AVANT TRAVAUX
1 344 000kWh de gaz par an
APRÈS TRAVAUX · APPOINT GAZ
393 000kWh de gaz par an
La baisse totale estimée atteint 951 000 kWh de gaz par an. Elle résulte du programme complet, associant isolation, équipements économes en eau et solaire thermique.
Un bilan économique à l’échelle de la résidence
Investissement initial et prime CEE estimée
| Isolation du réseau | 33 000 € HT |
|---|---|
| Économiseurs d’eau — pommes de douche | 8 760 € HT |
| Production solaire thermique | 900 000 € HT |
| Investissement total HT | 941 760 € HT |
| TVA estimative — hypothèse de 5,5 % sur l’ensemble du programme | 51 796,80 € |
| Investissement total TTC estimé | 993 556,80 € TTC |
| Prime CEE estimée, à déduire | −90 000 € |
| Reste à charge estimé après prime CEE | 903 556,80 € TTC |
Économies annuelles estimées
| Économies sur l’énergie | 150 258 €/an |
|---|---|
| Économies sur la facture d’eau | 17 376 €/an |
| Total des économies estimées | 167 634 €/an |
Simulation pour une copropriété ne récupérant pas la TVA. L’hypothèse de TVA à 5,5 % sur l’ensemble du programme reste à confirmer poste par poste sur les devis, notamment pour les économiseurs d’eau. La prime CEE de 90 000 € est une estimation communiquée par Cnergie, soumise à la validation du projet et du dossier. Les économies sont prévisionnelles, avant entretien et financement ; le tarif du gaz retenu dans l’étude est de 0,158 €/kWh TTC.
TEMPS DE RETOUR SUR INVESTISSEMENT · CAS ÉTUDIÉ
Environ 5 ans et 5 mois après la prime CEE estimée
Pour un programme de près d’un million d’euros TTC, les 167 634 € d’économies annuelles prévisionnelles sur l’énergie et l’eau représentent un potentiel économique important, soit environ 13 970 € par mois pour les 400 logements. Ces gains concernent les trois actions réunies : isolation du réseau, économiseurs d’eau et production solaire.
Temps de retour simple après prime CEE estimée : (993 556,80 € TTC − 90 000 €) ÷ 167 634 €/an = 5,39 ans, soit environ 5 ans et 5 mois.
Sans déduction de la prime CEE : 993 556,80 € TTC ÷ 167 634 €/an = 5,93 ans.
Économies de gaz attribuées au solaire seul dans l’étude. Les autres gains proviennent de l’isolation et des équipements économes en eau.
Un temps de retour attractif au regard de l’ampleur du programme. Le scénario de 5,4 ans après prime CEE est sensiblement inférieur à un horizon de comparaison de 10 ans. Ce repère n’est pas une norme universelle : la rentabilité dépend des caractéristiques et des conditions d’exploitation de chaque projet.
Il s’agit d’un temps de retour simple estimé, pas d’un taux de rendement ni d’un amortissement net garanti. Le bilan final doit confirmer la TVA et la prime CEE, puis intégrer l’entretien, les consommations auxiliaires, les remplacements et les frais de financement.
Une fois l’investissement amorti, les économies peuvent continuer à contribuer à la baisse des charges, sous réserve du maintien des performances et de l’entretien. Un suivi des consommations et de la production permet de comparer les résultats au scénario retenu.
UNE ACTION COMPLÉMENTAIRE POUR VOS LOGEMENTS
Aller plus loin : mieux réguler le chauffage
En complément du solaire thermique pour l’eau chaude sanitaire, les robinets thermostatiques pour radiateurs gratuits (fiche BAR-TH-117), sous réserve de l’éligibilité à l’offre Cnergie pour les projets de plus de 100 robinets, permettent d’adapter la température pièce par pièce et de limiter les surchauffes dans les logements.
Les économies liées aux robinets thermostatiques concernent le chauffage des pièces. Elles ne sont pas incluses dans le bilan d’eau chaude sanitaire présenté ci-dessus. Leur intégration au temps de retour global nécessite de connaître la consommation de chauffage, les équipements de régulation déjà présents et le coût restant à financer après les aides.
Découvrir les robinets thermostatiques pour radiateurs →
D’autres solutions pour réguler le chauffage en résidentiel
- BAR-TH-111 — Régulation par sonde de température extérieure.
- BAR-TH-123 — Optimiseur de relance en chauffage collectif.
- BAR-TH-173 — Système de régulation par programmation horaire pièce par pièce.
Ces solutions sont à étudier avec Cnergie, selon l’installation existante et les conditions de chaque fiche. Leurs économies ne sont pas intégrées au temps de retour présenté : une étude complémentaire permettra de les chiffrer.
Consulter les fiches résidentielles sur le site de l’ADEME ↗
Cnergie accompagne votre projet
1. Comprendre votre installation
Vous présentez les usages, les consommations et les contraintes de votre bâtiment.
2. Préparer l’étude
Le dimensionnement technique et l’analyse du dossier permettent de préciser le projet et les aides envisageables.
3. Examiner la proposition
Vous disposez des éléments techniques et financiers pour décider avant l’engagement des travaux.
4. Suivre les démarches
Cnergie vous accompagne dans la préparation des pièces du dossier CEE et le suivi des étapes applicables.
Parlons de votre projet d’eau chaude solaire
Indiquez dans votre message le type d’établissement, sa commune, le nombre de logements ou de chambres, l’énergie utilisée et votre consommation d’eau chaude si vous la connaissez.
Vos questions.
Nos réponses.
Chauffe-eau solaire collectif, prime CEE et étude du projet : les réponses pour préparer votre installation avec Cnergie.
Parlons de votre projet Un accompagnement adapté à votre résidence ou à votre établissement.
01Quelle différence entre solaire thermique et photovoltaïque ?
Le solaire thermique récupère de la chaleur pour chauffer l’eau. Le photovoltaïque produit de l’électricité. La page présente le solaire thermique collectif.
02La BAR-TH-102 concerne-t-elle les maisons individuelles ?
La fiche présentée ici concerne le chauffe-eau solaire collectif dans les appartements existants en France métropolitaine. Les maisons individuelles relèvent d’un autre cadre.
03Une résidence seniors relève-t-elle du résidentiel ou du tertiaire ?
Le seul nom commercial de la résidence ne suffit pas. Il faut examiner sa nature, ses usages et la configuration du projet pour déterminer la fiche adaptée.
04Faut-il conserver un appoint ?
L’installation doit répondre aux besoins lorsque la production solaire est insuffisante. L’appoint et son articulation avec le stockage sont définis dans l’étude technique.
05Peut-on annoncer le même pourcentage d’économies pour tous les bâtiments ?
Non. Les résultats dépendent des besoins, de l’ensoleillement, de l’installation existante et du dimensionnement. Les chiffres du cas pratique concernent son programme complet.
06Pourquoi associer isolation et économies d’eau au solaire ?
Réduire les pertes du réseau et les débits inutiles peut diminuer les besoins à couvrir. Le dimensionnement solaire doit tenir compte de ces actions et des contraintes sanitaires.
07Quels documents préparer pour une première étude ?
Factures d’énergie et d’eau, description de la chaufferie et du stockage, plans disponibles, nombre de logements ou de chambres, occupation et informations sur la toiture.
08Le montant de la prime est-il connu avant l’étude ?
Il faut vérifier les caractéristiques du projet, les pièces techniques et l’offre CEE. Le coût et les économies d’un autre site ne permettent pas de déduire votre prime.
09Quel entretien prévoir ?
Le programme d’entretien et le suivi de production doivent être définis avec le professionnel : contrôle des équipements, du stockage, de la régulation et du fonctionnement global.
